Légendes de Vendée

Dolmen

Les légendes de Véendée sont nombreuses et tirent leurs origines principalement des croyances celtes. L'évangélisation a fait peu à peu disparaître créatures et bêtes mythiques dans notre inconscient collectif.

Mais ils sont bien là, oui, Bien là... logés au fond de notre imaginaire populaire...

Et parfois, lors d'une nuit d'été, ces fabuleuses légendes, ces naïves superstitions resurgissent des âbimes de nos mémoires pour être transmises aux générations futures.

Alors, lisez, oui lisez ces quelques lignes et amusez vous, à vous faire peur en partagent avec vos enfants à la faveur de la lumière d'une bougie....ces récits merveilleux et inquiétants qui nous viennent de la nuit des temps...

Ainsi, les paysans Vendéens racontaient il n'y a encore pas si longtemps, qu'il était dangereux de s'aventurer à travers la nuit dans les campagnes ou sont implantés les dolmens et les menhirs.

La Vendée est en effet parsemée de ces grandes pierres druidiques, qui se dressent dans les campagnes en témoins de ces époques légendaires.

Ces campagnes seraient en effet habitées par de nombreux fradets et dames blanches et autres créatures qui survoleraient les plans d'eau brumeux, les dolmens et menhirs.

Les Dames blanches

Dame blanche

Ces créatures fabuleuses sont en effet attirées comme par des aimants par ces monuments mystérieux qui seraient également les soirs de pleines lunes le lieu de rassemblements des loups-garous et autres garaches Vendéennes...

Des récits inquiétants viennnent ainsi enrichire ces légendes....

Mais que sont véritablement ces créatures, imaginaires ? Où espèces disparues ?

Merveilleuses ensorcelleuses qui se rappellent régulièrement à nos souvenirs, les dames blanches !!!

Leurs apparitons sont à l'origine de la dénommination de nombreux villages celtiques comme : Ténement des Dames, la Fontaine de la Dame et le Bois de la Dame....Les légendes disent que ces apparitions seraient le fait de déesses oubliées dont le souvenir hanteraient les bois et les fontaines de nos contrées...

La plus part des récits évoquent des silhouettes blanches habillées de vêtments amples et blancs flottants dans l'air glacé de la nuit...On parle de visages angéliques, de beauté envoutantes et attirantes et de voies douces et ensorcellantes...

Guerre de vendee soldats

Plusieurs disparitions inquiètantes de paysans, de femmes et d'enfants leurs sont dévolues, mais la plus terrible des disparitions qui leur est attribuées serait survenue dans le canton de St Michel en l'Herm durant l'année de guerre 1790.

Une légende prétant en effet que durant la gerre de Vendée, qui opposa les Républicains "révoltés paysans" appellés aussi les Chouants (en bleus) aux Royalistes (en blancs), le Roi perdit 2 pelotons de 36 hommes en un seul hiver...

Le plus inquiètant dans ces deux disparitions c'est qu'on retrouva l'ensemble de leurs vêtements et de leurs armes au sol sans qu'il n'y ait aucune trace de bataille ou de résistance...Les sabres étaient au sol dans leurs fourreaux, la poudre et les fusils étaient restés là, bien rangés et entreposés comme d'habitude pour la nuit...

La scène décrite évoquait que seulement leurs corps avaient disparus, comme enlevés par des forces mystérieuses...Même les officiers du Roi eurent le sang glacé devant ce spectacle inexpliqué et inexpliquable...

Comment en effet justifier que par – 8 degrès en plein hiver 36 hommes, officiers de sa majesté et hommes de troupes, puis quelques semaines plus tards, 36 autres de plus aient pris la décision de déserter nus comme des vers, sans arme, ni nourriture...les assurant par la même à une mort certaine...

Ce qui est sûr c'est que personne n'entendit plus jamais parler de ces malheureux...et qu'aucun corps ne fut jamais retrouvé dans la campagne environnante...

Soldat mourant

Du Miaque au Cheval Malet...

Une autre légende qui nous vient tout droit du fond des âges attribue au Miaque une sorte de fantôme malicieux, les courses effrénées de chevaux et tous les emballements de toutes sortes de nos amis à quatre pattes.

Cette légende serait particulièrement vivace à Champagné les marais et Chaillé les marais ou l'on dit même que le Miaque emmêlerait les crinières des chevaux de telle sorte qu'aucune main humaine ne pourrait plus les démêlées.

Enfin, des récits et quelques écrits Vendéens font état de nombreux corps humains retrouvés sans vie sur les routes qui présentaient de nombreuses traces de coups de sabots...

Ces décès inquiètants et mystérieux seraient attribués au Cheval Malet...

Un magnifique destrier blanc qui s'en prenait aux voyageurs en leur proposant de finir leur périple à crue afin de faciliter leur voyage...Mais une fois enfourché le cheval se lancait alors dans une course folle qui se terminait toujours par la mort du cavalier au matin...

Roués de coups de sabots, les malheureux étaient retrouvés gisant dans leurs sangs....

Certaines personnes initiées, pour ne pas dire Sorcière ou Druide disent que la seule manière d'arrêter ce cheval maudit et de payer son salut en jetant devant lui six pièces de monnaie marquées d'une croix...

Deux survivants auraient également dit avoir jeté de l'eau bénite à la tête de la créature. Et que celle-ci se serait enfui à triple galop tout en s'enflammant dans la noirceur de la nuit vendéenne...

Cheval en feu

Des fradets et des farfadets !!!

Farfadet

Les fradets ou farfadets quant à eux, seraient de malicieux et espiègles petits personnages de cinquante centimètres environ, qui la nuit, hanteraient les chaumières. On l’appelle aussi follet parce qu’il apparaissait parfois sous la forme d’un feu follet. Ils adoraient faire des tours aux habitants afin de les faires tourner en bourrique...

Ils cachaient les clès, ouvraient les poulaillers, cassaient ou ouvraient les fenêtres, faisaient tourner la crème et le beurre...

Et après toutes ces aventures, ils aimaient à se cacher dans la profondeur des bois du bocage vendéen dans lequel ils se racontaient les bêtises de la nuit en riant discrétement pour ne pas être vus ou entendus des bucherons et autres paysans...

Mais une autre image, plus douce était également propagée par les légendes, celle d'êtres bienveillants. Parfois, on les décrients,  veillant sur les chaumières et s’occupant des animaux.

Dans certaines légendes, ils aiment qu’on sache les récompenser en leur donnant un verre de lait ou de crème et quelques gâteaux de miel.

On aime à raconter également qu’ils réparaient les chaussures et les vêtements ou qu'ils retrouvaient même les outils perdus pour les laisser devant la porte des artisants tête en l'air...

 

Le Dragons serpent Niortait, une légende de la fin du XVII ème siècle.

On racconte qu'en ces temps reculésl, vivait dans les souterrains de la ville de Niort, une féroce bête, un dragon maléfique, qui faisait régner sur la ville la terreur. En effet, la légende nous révéle que durant les nuits d'été ce serpent aillés se dérobait dans les rues et les jardins à la recherche de petits enfants et frêles femmes pour les dévorer. Bien des chevaliers et des hommes de couarge on essayé de lui tendre des pièges, mais aucun ne réussi à en venir à bout....

D'une puissance et d'une rage phénoménale ce monstre semblait invulnérable...

Ce n'était sans compter sur le courage d'un simple petit soldat qui pour retrouver son honneur se mit en tête de terrasser le monstre.En effet, ce soldat avait durant une bataille mal engagé, fuit devant l'ennemie et désserter son poste afin de ne pas finir en charpilles comme ces nombreux camarades ... Le petit soldat se rendi porte Saint-Jean à Niort, devant l’antre du monstre. Un combat terrfiant se déroula à l'issue duquel le petit soldat réusssit à planter son couteau dans la gorge du dragon. Mais hélas, on raconte que le petit soldat sûr de sa victoire ôta son casque et que le monstre agonissant, dans un dernier surseau de vie, lui planta une de ces dents dans le crâne. On vit alors le petit soldat et le dragon dont les coprs étaient entrelassés, s'enfoncer dans les abimes noiratre de la Sèvre Niortaise.

Serpent niortait

La Fée Mélusine

Autre légende, celle de la Fée Mélusine qui nous raconte qu'elle construisait des monastères, des églises et des châteaux les nuits de pleines lunes...

Créature aux ailes de chauve souris, mi-femme, mi-serpent on raconte sur la Fée Mélusine que si elle était surprise dans son ouvrage, elle ne terminait pas la construction qu'elle avait entreprise.

Ainsi, on lui attribue le manque de la flèche de l'église de Notre-Dame à Niort et de l'église de Parthenay mais aussi le manque d'une fenêtre à Ménigoute. Mélusine construisant ces bâtiments fût, dit-on surprise par des habitants...et de colère laissa les chantiers en plan...

Enfin, Elle fonda les villes de Parthenay, Tiffauges et de Talmont. On lui prête également l'édification des murailles de La Rochelle et la construition des églises de Saint-Paul-en-Gâtine ou de Clussais-la-Pommeraie.

Fee melusine

Gargantua et sa visite en Poitevin...

Gargantua, célèbre géant à l’appétit débordant créa le Marais Poitevin d'une envie pressante...

Après une grande marche en direction de l'ouest, le géant eut son appêtit et sa soif légendaire aiguisé...

Au point d’en avaler les rivières de la Sèvre et ses affluents avec leurs bateaux et leurs mariniers, asséchant ainsi le Marais jusqu'à la mer.

Mais après avoir bu autant, le géant fut pris d'une envie pressante. Il se soulagea alors dans les plaines occidentales de Niort, donnant ainsi naissance aux Marais Mouillés.

Le Bras Rouge...

Surgisant du fond des eaux des puits et des mares, le Bras Rouge attrappait les enfants pour les engloutirent à jamais des les abîmes glacées. Gare aux imrpudents qui s'approchait trop près des eaux sans savoir nager...La légende dit qu'il fallait toujours avoir un peu de sel au fond de ces poches pour en jeter une pincé dans l'eau et ainsi éviter le mauvais sort et cette rencontre macabre. Une autre solution pour remédier à la noyade était de jeter dans l'eau une offrande de quelques pièces avant de passer vers les eaux.

Dans tout les cas, sans sel, ni pièces...de colère le Bras Rouge vous happerait et vous entraînerait vers les profondeurs…

On a même trouvé trace d'une forme de sacrifice au Puy du Fougéré ou les villageois portaient à chaque arrivée de l'hiver le pied gauche d’un cochon fraîchemetn sacrifié afin d'éviter tout passge à l'acte du Bras rouge.

Lebras rouge

La Légende du Seigneur GALLERY !!!

Encore une autre légende Vendéenne dont l'église se servi pour faire respecter le jour du seigneur, celle du Seigneur Gallery.

Ainsi, ce seigneur Vendéen était un chasseur qui ne respectait pas le Jour du Seigneur, il chassait ainsi sans vérgogne le dimanche et ne se rendait jamais à la Messe.

Pour le punir de son impiété, Dieu le condamna à errer dans l’immensité du Marais Poitevin, avec sa meute de chiens hurlants, à la recherche d’âmes perdues…

Les quelques écrits retrouvés au sein des Marais lui attriburaient ces paroles :

"Si ton âme est plus lourde qu’une plume sur la balance du jugement dernier !!!! Le seigneur Gallery te poursuivera sans relache pour que tu ère dans les marais avec lui à jamais... Ton seul salut sera alors de trouver refuge face à une croix de carrefour....pour expier tes fautes…"

Mais si tu ne trouves pas de croix !!! Alors le seigneur Gallery te rattrapera et ton âme sera sienne..."

De la Bidoche à la Galipode...Attention !!! Le loup garou n'est pas loin...

Enfin, dans les cantons de Challans et Longeville sur Mer, existait aussi la Bidoche ou encore la Galipote. La Galipote serait une homme diabolique, ou sorcier maléfique qui fut ensorcelée et condamnée à courir la campagne en se transformant sous différnetes forme animal, parfois en âne, en cheval ou encore en lièvre mais le plus souvent en bélier ou en loup.

La bidoche quant à elle, se montreraient sous la forme d'une chèvre ou d'un mouton inoffensiffe qui attirerait les éleveurs pour les faire tourner en bourique et en ridicule avant de copieusement se moquer d'eux...

On croissait également dans ces temps reculés des Loups-cerce qui étaient des bêtes mi-chien, mi cochon de couleur fauve. On dit d'eux qu'ils aimeraient s'en prendre aux personnes ayant trop buent. Plusieurs histoires transmissent de génération en génération raconte que de tels fait se seraient déroulés à la butte d'huitres de Beauvoir-Sur-Mer...Trois compagnons en particuliers racontent leurs mésaventures dans un récit de 1816 ou ils décrivent à un offcier de police, avoir fini le fessier mordue au sang par ces créatures qui les racommpagnières de cette manière jusqu'au pieds de leurs portes. Ceci dans le but de les punirent d'avoir bue sans vergogne, l'argent de la vente de leurs grains sans penser à la subsitance de leurs familles..

Pour conclure, la description de ces créatures aussi magnifiques que maléfiques peuplant nos forêt, nos marais et nos campagnes, n'oublions pas les garaches et autres espèces de loup-garoux qui sont une variante des Galipotes et également très souvent décritent dans les récits légendaire de Vendée comme des personnes humaine se transformant en loup ou en bêtes féroces.

Ces pauvres diables se seraient rendu coupable de mauvaises actions et auraient été ensorcelées pour toutes rédempions.

Cette malédiction seraient ainsi leurs punitions, infligés pour leurs crimes par des forces célestes et maléfiques...

Ces créatures marcheraient à quatre pattes et leurs gueules énormes seraient armée de dents acérées. Les témoins qui on été surpris par ces créatures et qui s'en sont sortient vivants décrivent des yeux flamboyant comme des bougies au milieu des ténèbres de nuits profonde... 

On leurs prêtaient également un goût prononcé pour la chair humaine, surtout celle des enfants qu'ils prévilégiaient car ils seraient plus facile à chasser.

Ainsi, plusieurs paysants des contrée de Fontenay le Comte auraient vues de leurs yeux en 1786 sur le pont qui mènnent à la ville, sept loups-garous, sous forme de chiens noirs aux yeux rouges attaquer un groupe d'enfants qui s'amusait à la rivière...Deux enfants furent tués et emportés par les bêtes lors de cette attaque aussi soudaine que terrifiante. Et ce, malgré l'intervention des deux hommes qui se battirent comme des enragés pour sauver les enfants bléssées...

Certains disent que même de nos jours on entend encore parfois dans la nuit vendéenne, leurs hurlements que l'on croient être celui de chien errant ou de loup...

Mais, il n'en n'est rien...

 

Les Menhirs, les dolmens et les fées de Vendée

Une autre légende vendéenne paysanne met en lumière la transition religieuse entre les croyances populaires venue des légendes celtes et le passage au christianisme. Ainsi, lorsque les fées et les déesses virrent arrivée l'ère du Christianisme, elles surent qu'une époque s'achevait et qu'elles devaient partir vers d'autres dimensions afin de laisser les hommes évoluer dans leurs croyances librement.

A la fin de leur règne, elles allèrent parler au Christ, qui devait leur succéder.

Elles lui demandèrent à être enterrées sous la pureté de diamants symbolisant leurs beautés éternelles...

Le Christ y consentit mais il se ravissa car il savait que la convoitisse des hommes serait plus forte que le respect que pouvait encore inspirer les déesses et les fées. Immanquablement, il savait que les tombeaux de ces créatures bonnes et merveilleuses seraient profanné par l'appat du gain...

D'après la légende transmisse par les paysans Vendéen, le Christ étendit alors son petit doigt sur chaque diamant afin d'en faire des dolmens et des menhirs...Cette légende servi à l'Eglisse pour justifier de la fin d'une ère et accroitre son pouvoir évangélisateur sur le peuple...Par la même, la légende vaint donner un but, une utilitée, une raison d'être aux dolmens et aux menhirs qui seraient en faite des sépultures magiques recouvrant les os de cristal des fées et des dèesses disparue jadissent dans des temps immémoriaux...

En réalité, bien des mystères perscistes en ce qui concernes ces monuments, s’agaient-ils de monuments mortuaires ? Leurs formes phalliques ont fait dire à certains qu'ils symbolaient et favorisaient la fertilité des femmes qui leurs vouaient un culte ? Ainsi, des légendes vendéenne nous rapportent que les femmes celtes se frotter le ventre contre ces pierres mystérieuses afin d'attirer leurs bonnes grâces en espérant être très vite féconde.

Autres phénomène inexpliqué à ce jours, l'usage de pierres de grès et de granit que ces hommes préhistoriques utiliserèrent pour construire certains dolmens et menhirs , alors que la region en est totalement dépourvue...

Autres mystère, comment avec les techniques rudimentaires de l'époque ces hommes on-ils bien pu dresser des pierres de plus de 80 tonnes comme celui de LA FREBOUCHIERE par exemple ???

Dolmen 1

La légende de la malbête de la ville d'Angles

La légende de la malbête de la ville d'Angles

Non loin de Saint Michel en l'Herm, la petite ville d'Angles abrite une bien étrange histoire : la légende de la malbête...Une féroce bête qui disait-on à l'époque, mangeait la beauté des jeunes filles». Réalité ou imaginaire, aujourd’hui il ne nous reste qu’une légende qui raconte qu'une méchante bête, ressemblant à une ourse, mais trois fois plus grosse, ravageait les environs du bourg d’Angles.

Elle avait élu domicile près d’un gué très fréquenté, dans une grotte depuis laquelle elle surveillait les passages...Les hommes et les vielles femmes pouvaient se montrer sans aucun problèmes, mais dès que la bête apercevait une jeune fille, elle était impitoyablement dévoré.

Les pouvoirs religieux locaux de Fontaines et de Talmond, ont vainement essayé de délivrer la région de ce fléau, mais rien n'y fait...

L'abbé d’Angles qui n’avait jamais regardé les joues des filles avec envie, qui ne buvait que de l’eau claire entrepris de terrasser l'ours.

Avant d'affronter un si grand danger, il passa cinq jours et cinq nuits dans le jeûne et la prière. Au bout de ce temps, il se rendi dans le marais afin d'affronter la bête...Il jeta un signe de croix à ses pieds et le rendit alors aussi doux qu’un agneau. Une demi-heure après, il arrivait au centre du village suivi du monstre.

La population aussi épouvantée que joyeuse, clamait de toutes ses forces : Miracle ! Miracle ! Gloire à Dieu ! Miracle ! Mais il n’y eut que les filles du bourg, immatures et insouciantes pour ce moquer de l'abbé en lui demandant s'il était devenu "le Berger du diable ?".

L’abbé se contenta de les regarder de travers, et, touchant de nouveau le monstre, il lui demanda de monter le long du pignon de l’église. Une fois la bête parvenue au sommet, il fit un signe de croix, ce qui la changea immédiatement en pierre. Puis il annonça à la foule que puisque les jeunes filles du pays n'étaient pas reconnaissante un sort leur seraient jeté...Il regarda le monstre dans les yeux et lui dit : Tu ne vivras désormais que de la beauté des filles d’Angles !!!.

Immédiatement après les moqueuses se sentirent devenir laides...Les garçons détournaient leurs yeux d’elles, et, à dater de ce jour la malédiction fut terrible !!!

Ainsi, à chaque baptême, le beauté angélique de la nouveau-née s’enlaidissait si par malheur, ses yeux croisaient l’épouvantable regard de la malebête avide de beauté... Et comment éviter la malédiction du Père Martin puisque du haut de son fronton, la bête montait inévitablement la garde sur l’unique portail de l’édifice…Cependant, un jour, les habitants eurent l’idée de percer une porte latérale afin de tenter de tromper la vigilance de la bête...

Si vous passez dans ce charmant village, n’hésitez pas à vous arrêter devant l'église. D’un œil, surveillez la malebête et de l’autre, trouvez la porte latérale afin de pénétrer en toute quiétude dans un des plus beaux édifices religieux de Vendée. Et puis, pendant que vous y êtes, contemplez les jeunes filles qui s’égaient au coin des venelles puisqu’on dit que depuis ce temps-là, les filles d’Angles sont belles, belles à couper le souffle, même de la plus horrible des créatures du Démon...

Légende : « Les buveurs d'eau-de-vie du singe »

Un cargo aujourd'hui, une bouteille avec message hier, la mer apporte chaque année son lot de trouvailles. En 1908, une barrique attire l'oeil de quatre marins.

Un tonneau sur la plage ? mais que fait il là ?

C'est ce qu'ont dû se dire quatre copains, quatre marins en vadrouille ce matin-là du côté de Brétignolles près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

L'un de ces vaillants gaillards s'en va chercher une vrille afin de percer le mystère du tonneau.

Surprise !

Un jet d'eau de feu, de l'eau de vie très exactement, coule alors à flots.Nos marins, aux anges, s'empressent de se servir et de boire à grandes lampées le nectar béni envoyé par Poséidon.

« C'est du bon ça ! »

A ta santé mon matelot...A la vôtre les gars. J'allons nous en licher les pouces jusqu'aux coudes », rapporte la chronique locale.

« Hein, c'est du bon ça ! J'te crois mon matelot. J's'rais même pas surpris si qu'on m'dirait qu'ça sort des caves du Grand Turc ».

L'un des matelots décide alors de quérir une charrette, de ramener le butin à bon port et d'en faire profiter d'autres camarades. C'est pas tous les jours fête. Sur le chemin du retour, la charrette, mise à mal par la chaussée défoncée, perd sa précieuse cargaison qui cogne contre le pavé.

« Une exclamation de dégoût jaillit de la gorge des marins qui virent une forme poilue recroquevillée et très odorante. Un singe, c'était un singe qui avait été soigneusement conservé dans l'alcool...

Les buveurs eurent des nausées et digérèrent très mal le liquide qui leur brûlait la gorge ».

« Les buveurs d'eau-de-vie du singe »

Les habitants vont alors surnommer ces matelots les « Jhiras », soit les « buveurs d'eau-de-vie de singe ».

Mieux, ils vont passer à la postérité grâce au photographe Boutain de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. En 1912, celui-ci reconstitue l'histoire qui se raconte en faisant poser des comédiens amateurs. Si l'on n'a jamais su quel bateau ou quel collectionneur ramenait ce chimpanzé femelle, il connaîtra néanmoins une seconde vie sur le comptoir d'un bar, d'une boutique « Le Bazar de la tentation » puis d'une pharmacie.

Des générations d'habitants de Saint-Gilles-Croix de Vie ont trinqué à la santé du petit primate arraché à son île du Pacifique. Ré empaillé à Nantes dans les années quatre-vingt, il a longtemps été remisé dans une des salles de la conserverie. Aujourd'hui, la maison du Pêcheur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a recueilli ce petit bonhomme que découvrent toujours avec autant d'émerveillement les petits et les grands d'aujourd'hui, un siècle après.

Je vous invite à  prendre connaissance du décryptage de cette légende dans le document publié par Jean-Loïc Le Quellec d'où proviennent les photographies illustrants ce post.

 La mythologie des naufrages en Vendée - Jean-Loïc Le Quellec

Les Chats sorciers de Vendée

Chat 2

Les chats ferrés...

C’est en Vendée que l’on parle pour la première fois de chats sorciers… L’église encourage même ses fidèles à se séparer de leurs chats par peur du « chat noir » symbolisant l’esprit du mal, le démon… Dans la nef de l’église romane du XIe siècle de Petosse, petit village Vendéen, un chat sculpté rappelle la légende des chats sorciers.

Ainsi, à cette époque de nombreuses campagnes de chasse aux chats sont organisées…Durant lesquels ses pauvres bêtes seront brulées vivantes dans d’immenses buchés…

On retrouve la légende des chats ferrés en particuliers à Petosse. Ce village possède en effet  de vastes souterrains naturels dans lesquels la légende raconte que les chats des environs organisaient des Sabbats (réunion de sorcières). La population était alors persuadée que les soirs de pleines lunes, à minuit, les sorciers et les sorcières se rassemblaient dans des lieux isolés tenus secrets pour adorer le diable. On raconte que durant ces messes noires ces adorateurs du démon commettaient toutes sortes d’actes abominables. Certains sorciers ont été retrouvés en possession de grimoires dans lesquels étaient écrit que Satan se mêlait au Sabbat lorsqu’ils y étaient organisés des sacrifices d’enfants. Ainsi, si la justice parvenait à s’emparer de ces malfaisants, malheur à eux….Ils étaient alors torturés et le plus souvent brulés sur le bûcher en place public.

Comme vous vous en doutez, les chats ferrés n’étaient pas de simples chats mais on parlait ici et là, de "Chat Garou"…En réalité, les écrits de l’époque évoquent surtout des sorciers qui couvraient leurs corps de peau de chat et ferraient avec des fers à cheval leurs sabots pour faire croire à l’existence de démon mi-homme mi-cheval. Ils marchaient avec leurs sabots mis à l'envers, pour faire croire qu'ils allaient dans l'autre sens et ainsi perdent les ecclésiastes qui les pourchassaient à travers les campagnes dans les profondes nuits d’hiver…On raconte que de terribles cérémonies diaboliques avaient lieu à la croisée de Coudray en Marsais-Sainte-Radégonde, à Triaze et à Saint Michel en l’herm derrière la bute des coquilles d’huitres… 

Cette légende des chats ferrés est à rapprocher de celle des chats fées noirs de Saint Benoit sur Mer. On raconte en ce pays que les nuits de pleines lunes les chats fées noirs envahissent les alentours de ville et essayent de capturer les âmes perdues qui s’aventureraient en dehors du bourg…Ainsi, depuis la nuit des temps, les marchands, les pèlerins et les paysans repoussent tous leur départs en voyage lors des soirs de pleines lunes afin de ne pas croiser le chemin de ces démons féroces…On les décrit, gros comme des chiens loups mais à l’allure de chats noirs, appelés  « fée » en raison de leurs oreilles pointues…Attention à la pleine lune…

Autres chats maléfiques bien connus des Vendéens des pays de la Jonchère, de Luçon et de Fontenay-le-Comte… les chats Courtauds (sortes de chats géants dépourvus de queue). On raconte en ses contrées, qu’ils sont des bêtes sadiques, qu’ils sont de terribles démons qui se réunissent au sabbat pour se raconter leurs méfaits.

Mais pire encore, sont les chats Foireaux, car rien ne permet de les distinguer des chats domestiques. Et les familles qui ont, par mégarde  adopté l’un de ces chats diaboliques ont été mené à leur perte… Hypocrite et vilain, ce chat fera semblant d’être apprivoisé et attendra le bon moment pour passer à l’action et faire du mal à toute la famille. On raconte qu’ils crachaient dans la soupe un poisson qui rendait fou, qu’ils empoissonnaient le pain en le léchant d’une bave diabolique. Enfin, on dit aussi que ces bêtes s’allongeaient auprès des morts pour attendre patiemment que leurs âmes s’envolent pour les saisir et les entraîner vers les enfers !!! Quant aux jeunes mères, on leurs conseillait d’être extrêmement prudentes avec les chats car nombres de nouveau-nés s’étaient vue étouffés dans leurs berceaux !!! Un écrit datant de 1589 raconte même qu’un bébé se serait fait dévorer les doigts par un de ces chats ensorcelés !!!

Les chats étaient pourtant très utiles, voir indispensables aux paysans qui ne pouvaient se passer de leurs services en ce qui concerne la chasse aux souris qui dévastaient les récoltes, les greniers et les granges… Les souris et les rats vecteurs de maladies et vermines s’il en est étaient très présente en campagne et les chats régulaient naturellement leurs populations…Les paysans ne pouvaient donc se passer des chats et ils vivaient entre la peur et les bénéfices que pouvaient leur apporter ce petit félin. Enfin, dans les croyances locales, les paysans devaient redoubler d’efforts pour protéger leur chat de l’influence que pourrait avoir sur lui la rencontre avec un chat fée malfaisant. Tous autres chats que ceux de la famille étaient considérés comme malfaisants. Ils étaient alors chassés, voir tués pour éviter touts contacts avec les chats domestiques… On retrouve même dans certains écrits qu’il fallait leurs couper un petit bout de la queue ou de l’oreille, ou même lui brûler par endroit le pelage pour le prémunir de toute infestation maléfique. Mais la persécution des chats en ces époques troublées ne s’arrêtait pas là on disait qu’un chat lancé à la mer les quatre pattes ficelées calmait les tempêtes…Que les chats qui pénétraient dans une église ou qui faisaient leurs griffes sur les murs des églises devaient être abattus sur le champ…Ils étaient accusés de parler parfaitement notre langue mais de ne pas communiquer avec nous par dédain ou pour mieux nous tromper…

Assimilé au diable et aux sorcières, le chat fut tant persécuté qu'au début du XV siècle qu’il avait presque disparu d’Europe…Ainsi chaque année, en France, à la Saint Jean, des centaines de chats étaient brûlés vif dans de gigantesques bûchers. Cette coutume cruelle dura jusqu’au XVIIe siècle

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